Portrait Bernard Piguet

Monsieur 100%

Je me suis improvisée journaliste et Bernard Piguet est ma 1ère victime. Il a déjà accepté d’être le 1er invité de notre nouvelle série de rencontres il doit affronter maintenant une avalanche de questions qui semblent le paralyser.  Je vais trop vite, l’ordre des questions n’est pas le bon…

Malgré son silence et son regard interrogatif, je continue… il est complètement sur la réserve… jusqu’à ce que je lui demande  dans quelle proportion il consacre du temps à sa famille et à ses activités : 100% répond-t-il fermement, 100% la famille et 100% le travail. Marié, 4 enfants, son épouse s’implique tout autant que lui dans sa vie professionnelle. Leur temps est chronométré depuis le 1er biberon  jusqu’à la tombée de la nuit. Ils se répartissent les tâches. Jamais avant 21heures à la maison, chaque jour il se dit qu’il devrait rentrer plus tôt…

Son intérieur : un mélange de styles empire, art déco et anglais

Après que les enfants sont endormis, Claire et Bernard reprendront leurs ordinateurs, referont le point de la journée, ils s’envoient des messages des actions à exécuter le lendemain. Plus de 100 mails par jour qu’il a déjà consultés tout au long de la journée, auxquels il répondra. Témoin ce message qu’il m’a adressé à 23h09 .Quel travailleur ! Il est fréquent qu’ils n’éteignent pas avant 1h30 du matin.

Bernard Piguet est un homme sobre et élégant, il s’habille à Londres et à Paris mais n’en dira pas plus. Il aime le bleu et le rouge. Il porte une montre Jaeger-LeCoultre. Il a, un temps, collectionné des montres de poche mais y a renoncé, faute de temps….

Fidèle en amitié, un noyau dur depuis l’internat. Il ne regarde pas la TV, regarde brièvement les infos sur internet, pas d’engagement politique. Il ne fait partie d’aucun cercle mais il devrait…le temps, toujours le temps ….

Gastronome, sa détente, c’est un bon repas avec une cuisine du terroir, accompagné d’un St Estèphe et occasionnellement un bon cigare.

A midi, toutefois, il fait une pause avec un vrai déjeuner….quand il a le temps… Le mot diététique ne fait pas partie de son vocabulaire.

Le trac ? il s’estompe avec le temps

Pas de superstition, mais il s’impose de ne jamais parler d’une vente à quiconque avant qu’elle ne soit confirmée. Il adapte toujours la couleur de sa cravate au thème de sa vente : jaune pour la Chine, c’est la couleur impériale, bleu pour les ventes russes…

Quel patron est-il ? il essaie d’être juste et tolérant. Il sourit quand je lui demande s’il sait déléguer…oui… mais je suis exigeant déjà avec moi-même, perfectionniste…. Heureusement que mon épouse  Claire est là, elle est essentielle.

Son travail c’est sa passion, son entreprise, le vœu le plus cher qu’il ait réalisé. Il s’y est préparé, profondément avec ses études, mais aussi des cours de communication. Il se souvient d’une formation Comment parler en public, sponsorisée par la ville de Genève !

Comment décide-t-il du thème de la prochaine vente ?

Toujours à l’écoute de ce que cherche le public

Un souvenir particulier ?

Une succession avec 27 héritiers et presque autant d’avocats…

La 1ère fois que vous avez levé le marteau ?

Dans mon étude !

Pas même chez Sotheby’s ou vous travailliez ?

Non ce n’était pas le poste que j’occupais !

Quelle vente pour cette première fois?

Une vente de livres

Il a consulté sa montre et nous l’avons libéré. Il est reparti ….à bicyclette !

http://www.hoteldesventes.ch/