Eric Zemmour et Marc Bonnant : Les mots et les maux de la France

Le journaliste Eric Zemmour est venu, mercredi soir, présenter son dernier ouvrage « Destin français » devant un aéropage conquis au restaurant du Parc des Eaux-Vives. Pour lui donner la réplique, l’association de promotion culturelle, organisatrice de la rencontre, Convergences, avait convié l’avocat genevois, Marc Bonnant, orfèvre des belles-lettres.

Présenter un livre du célèbre polémiste est une gageure. Moins parce que l’ouvrage compte près de 600 pages, que parce que son libellé est tissé de références historiques et littéraires qui courent sur 1500 ans d’édification française. Extrait.

De quel destin est-il question, interrogeait l’avocat. De celui de la France ? De celui des personnages historiques et des penseurs qui ont donné une histoire à l’Hexagone européen. De celui, d’un fils d’émigrés algériens berbères, convaincu qu’une politique assimilationniste préviendrait les risques inhérents à une intégration mal circonscrite. Destin, expliquait encore son auteur doit être compris au sens de la fatalité d’un pays qui marche vers sa perte depuis la Renaissance, autrement dit depuis que règne l’autocratie de la rationalité.

Pourquoi, parce que les fondements de la nation, tels que définis par Eric Zemmour, ont été, en quelque sorte balayés des livres scolaires : « Une nation, c’est une âme, un héritage constitué des grands faits de l’histoire et le plébiscite à savoir, la volonté de les perpétuer ». Il déplore ainsi que depuis 40 ans, l’histoire de la France s’efface volontairement devant l’histoire des autres. Et le vivre ensemble, étrange paradoxe, mène le pays à un inévitable déclin. De cela il est persuadé, c’est d’ailleurs ce qui l’a incité à prendre sa plume.

Le devoir de mémoire ne commence pas à la Révolution française. Pour comprendre et respecter la France, aujourd’hui déchue de sa grandeur d’autrefois, il faut se souvenir de Clovis, de Saint-Louis et Roland de Roncevaux. Il faut aussi décrypter les œuvres de Racine et de Bossuet qui expriment le génie français.

En attendant, la France se venge affirme le journaliste. Contre qui, demandait Marc Bonnant ? Contre tous ceux qui la trahissent en ne respectant plus son essence. Elle se venge parce qu’elle n’a jamais véritablement accepté de n’être plus un pays qui conquiert.

Les organisateurs s’attendaient à quelques agitations après la controverse durant l’émission télévisée « Salut les Terriens » et la passe d’arme entre Eric Zemmour et la chroniqueuse Hapsatou Sy. L’épisode, qui avait enflammé les esprits chez nos voisins, semblait en terres calvinistes, tombé aux oubliettes.

Point Virgule Agence

 

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